 Gabrielle S. Alysra Messages: 28 Date d'inscription: 26/10/2011
 | Sujet: Gaby' [Finie] Mar 24 Jan - 8:08 | |
| † Devil May Cry † The Alliance
┼ Présentation ┼
|  | † Nom : Alysra
† Prénom : Gabrielle, Saryel
† Nom de scène : Gaby'
† Age apparent (sauf pour les humains) : 17-18 ans
† Age réel: 20 ans
† Race : Hybride
† Camp : / |
┼ Background ┼"Fruit de l’union entre ange et humain, quel pourra bien être ton destin ?"
Un jeune homme brun, accoudé à la rambarde de son balcon, observait d’un regard morne la vaste étendue d’herbes folles quelques mètres plus bas. Une cigarette au bord des lèvres, un verre d’alcool dans une main, il scrutait le soir sans aucune attente. Cela faisait bien longtemps que celui-ci avait arrêté d’espérer quoi que ce soit de ce monde dans lequel il vivait. Il se trouve que cet homme était le fils d’une des familles les plus aisées de la ville. Ses parents avaient trouvés la mort quelques années plus tôt lors d'un accident de voiture, lui laissant la charge d’une fortune immense. Celui-ci, couvé et choyé durant toute son enfance, n’avait jamais eu à affronter la douleur de la solitude et de l’autonomie. Terrassé par sa peine, il refusa de prendre les affaires de sa famille en charge et au lieu de ça préféra plonger sa souffrance dans l’alcool. Régulièrement, il partait trainer en ville sans aucun but, visitant plusieurs bars dans la soirée avant de se fixer sur un pour finir de se saouler complétement. En plus de l’alcool, il se laissa tomber dans des travers plus dangereux. Il fit des rencontres peu fréquentables, et s’adonna à la prise de drogues diverses et variées, toujours dans l’idée absurde d’enfouir et d’oublier sa peine et sa douleur à travers ça. Mais il n’y parvenait pas. Tous les soirs il partait dans d’autres mondes, devenant plus violent ou au contraire une vrai loque, mais il finissait toujours dans le même état : ivre mort soit dans son lit qu’il avait réussi à rejoindre dieu sait comment, soit dans des endroits peu recommandables, et souvent, dépouillé de ses affaires. Malgré ça, tous les matins, il devait à nouveau porter le poids du deuil de sa famille ainsi que sa solitude. Il chercha alors d’autres moyens plus radicaux pour fuir, et chercha cette fois à tromper son ennui en plongeant tête baissé dans un univers emplis de stupre et de luxure. Tous les soirs, il se mit à ramener une fille différente, croyant au départ que c’était la bonne. Puis cela devint un jeu, et enfin une habitude. Tous les soirs, il avait une fille dans son lit, tous les matins, il la priait de vider les lieux et se retrouvait à nouveau seul. Ce cycle infernal ne faisait que s’aggraver, rongeant le jeune homme comme une maladie mortelle. Car en continuant à ce rythme, c’était certainement ça qui l’attendait rapidement.
Cette monotonie se rompit le jour où en cherchant sa proie habituelle, il tomba sur une jeune femme blonde, à la beauté inégalable. Les joues laiteuses, de grands yeux bleus lumineux, les boucles dorés lui tombant négligemment sur les épaules, le brun cru tout d’abord à une hallucination provoqué par les diverses drogues qu’il avait ingéré durant la soirée. Mais rien de tel. Il s’agissait bien d’un être vivant, et elle lui faisait face, l’observant d’un regard dégouté alors qu’il était dans un état pitoyable. Pour la première depuis longtemps, ce regard pesa sur le jeune homme. D’ordinaire, l’avis des autres, fut-il de ses proches, il ne s’en occupait pas, partant du principe qu’il était maitre de sa vie et que si elle ne plaisait pas aux autres, ce n’était pas son problème. Mais avec elle, ce fut différent. Lorsqu’il sentit la morsure de son regard glacial, il baissa les yeux, prenant soudain conscience de la pitié et du dégout qu’il pouvait visiblement provoqué chez les autres. Il se sentit soudain pitoyable et quitta l’endroit où il se trouvait, laissant en plan ses connaissances et ses affaires et se mit à marcher sans but en pleine rue. Il voulait juste fuir ce regard accusateur, du moins, c’est ainsi qu’il l’avait pris. Il marcha toute la nuit, sans but aucun, et finit par arrêter sa course au pied de ce qui ressemblait à une cathédrale. Les effets des drogues ingurgitées, bien que celles-ci furent toujours présentes dans son organisme, avaient commencés à refluer, il avait désormais les idées un peu plus claires. Pourquoi le regard de cette jeune femme l’avait-il blessé à ce point ? Sa beauté était-elle le seul critère en cause ? Certainement pas d’après lui, même si elle était magnifique, il ne pouvait guère le nier, il avait fréquenté durant ces deux dernières années nombre de femmes particulièrement belles également. Et absolument aucune n’avait déclenchées de pareilles sensations au sein du jeune homme déjà torturé. Sauf elle, qu’il n’avait pas touché, qu’il n’avait pas possédé, avec laquelle il avait juste échangé un simple regard. Là, debout devant l’immense bâtisse de pierres, il était convaincu qu’elle avait quelque chose de particulier. Une fois le choc de la rencontre passé, il se mit rapidement en tête de retrouver cette créature de rêve, ne serait-ce que pour voir si son imagination ne lui avait pas tout simplement joué un tour. Pour être sûr que les drogues n’étaient en rien responsables de cette réaction étrange, il s’astreignit durant plusieurs jours à en prendre la moins possible, le manque étant encore trop insupportable pour arrêter radicalement toute consommation. Durant ce laps de temps, il se rendit tous les soirs à l’endroit où il avait vu la jeune femme. Un petit bar à jeux tranquille dans les bas-fonds de la ville. Là, accoudé au bar, il ne buvait que de la limonade ou de l’eau gazeuse, tenant à avoir les idées claires. Et tous les soirs, il attendait, espérant revoir l’inconnue qui l’avait tant marqué. Mais au moment où il crut que la vision angélique avait bien été le fruit de son esprit malade, et qu’il décida un soir de laisser tomber son attente sans but, la jeune femme revint. Les cheveux élégamment relevés sur la nuque, une espèce de serre-tête en argent sur le haut de la tête, et un long manteau beige lui enserrant la taille, elle se posa au comptoir non loin du brun. Il serait difficile de le reconnaitre tant il avait changé en quelques semaines. Il avait repris un peu de poids, ses joues n’étaient plus aussi creusées, et sa peau avait perdu son teint cireux. Il semblait plus vivant. Lorsqu’il aperçut la jeune femme, il reposa en hâte son verre et ne la quitta pas des yeux, enfin persuadé qu’il n’avait pas rêvé la première fois. Durant toute la soirée il l’observa, ne la lâchant pas du regard une seule fois de peur de voir s’envoler le joli mirage qu’elle était. La soirée se déroula ainsi, elle qui bougeait, lui qui la suivait discrètement des yeux, observant avec attention toutes ses attitudes, ses réactions. Il était comme envoûté par les formes délicates et généreuses de la jeune femme. Ce ne fut qu’au moment où l’endroit aller fermer ses portes qu’il put à nouveau croiser le joli regard saphir de la demoiselle. Mais au lieu de voir à nouveau le dégout et la pitié, il put cette fois y lire une certaine douceur, et ses yeux se plissèrent légèrement lorsqu’elle lui adressa un léger sourire. Subjugué, il l’était définitivement. Il la regarda partir sans un mot, puis prit lui-même le chemin du retour, heureux pour la première fois depuis très longtemps de s’être prouvé qu’il avait eu raison.
Ce manège dura ainsi un long moment. Tous les soirs, le jeune homme se rendait à ce bar, un verre de breuvage inoffensif à la main. La demoiselle commença alors à venir un peu plus souvent, l’ignorant la plupart du temps et lui accordant son attention quelques minutes avant de partir. Petit à petit, cela devint une habitude, puis un jeu, jusqu’à ce que finalement la jeune femme l’aborde discrètement. Elle confondit « accidentellement » leurs verres respectifs. Ce fut ainsi qu’ils s’échangèrent leurs premiers mots, presque trois mois après que le brun eut remarqué la jolie blonde. Une fois le contact établi, il ne fallut guère de temps aux deux jeunes gens pour se découvrir une affection commune et à concrétiser leurs envies. C’est ainsi que le jeune homme sortit définitivement de ce cercle vicieux qu’était devenu son existence depuis la mort de ses parents. Avec le soutien de celle qui devint sa compagne, il réussit au prix d’efforts immenses à décrocher des drogues dans lesquelles ils étaient tombés. Il garda néanmoins la mauvaise habitude de fumer, un mal dérisoire comparé à ce qu’il avait déjà subi. Ce qu’il ignorait cependant, c’est que cette charmante dame qui se prétendait éprise de lui, n’était autre qu’un ange déchu. Privée de ses pouvoirs, elle n’avait gardé de sa nature que son absence de vieillissement. Car en réalité, la belle qui ne paraissait pas plus de vingt-cinq ans, était en réalité âgée de plus de deux cents ans. Elle avait vu et fait des choses qui feraient pâlir plus d’un homme courageux. Et même si celle-ci ressentait également un semblant d’affection pour ce garçon avec qui elle partageait désormais une partie de son existence, il ne représentait pour elle qu’un agréable passage de sa vie, bien qu’éphémère. Elle nourrissait dans l’ombre de bien sombres projets. Rejetée de son monde pour avoir trahie son peuple et tentée de s’emparer du fragment du miroir du temps protégé par les siens, elle fut disgraciée, privée de ses pouvoirs et de son statut d’ange primaire au sein de l’armée céleste et envoyé sur Terre pour y passer le reste de sa longue vie, c’était sa manière d’expier pour la faute qu’elle avait commis. Mais Farone, c’était son nom, ne l’entendait pas ainsi. Se voir traiter de la sorte par ses pairs avait éveillé une haine profonde envers eux et provoqué un désir de vengeance. Et si la jeune femme n’avait aucun rien fait pour nuire au royaume d’Eden, c’était parce qu’elle attendait un moyen sûr de pouvoir réussir son entreprise. De tout cela, son amant ne savait rien, il voyait en elle une jeune femme respectable, à la beauté et à la douceur incomparable.
L’ange souhaitait seulement prendre un peu de bon temps en compagnie de cet être humain, attendant qu’il décède pour continuer sa vie de renégate. Ce qu’elle n’avait pas prévu dans ces plans, ce qui était compréhensible, ce fut l’arrivée d’un petit être supplémentaire dans son monde. En effet, elle s’adonnait sans problème aux plaisirs charnels avec le jeune homme, ne pensant pas une seule seconde aux conséquences que cela avait entre êtres humains. Elle s’imaginait, à tort, que sa condition d’ange, fut-elle déchue, la protégeait contre tous les désagréments de ce genre. Mais il n’en était rien. Et un an plus tard, Farone réalisa avec effarement qu’elle attendait un enfant de son amant, car elle ne le considérait pas autrement au fond. Elle n’en dit rien tout d’abord au jeune homme, hésitant longuement entre abandonner le père et l’enfant dès que celui-ci serait venu au monde, ou supprimer l’enfant avant qu’il ne s’aperçoive de quoi que ce soit. Elle opta pour la seconde solution, rechignant à portée atteinte à son intégrité physique pour cet être qui infestait son ventre. Car oui, elle considérait sa progéniture simplement comme un parasite qui la dérangeait. En fin de compte, elle mit au courant son compagnon, au bout du troisième mois lorsqu’elle ne pouvait plus le cacher. Un autre désavantage de sa condition. Dans l’Eden, le temps de gestation est largement amoindri comparé à la vie terrestre. Là-bas, seuls quatre mois sont nécessaires à la naissance d’un ange. Néanmoins, la présence de gênes humains dans l’embryon porta finalement le temps total à six mois. Mais cela fini par aiguiser la curiosité du jeune homme, qui commença à se poser quelques questions sur sa compagne. Et lorsqu’elle accoucha au bout du sixième mois, il lui demanda finalement des comptes. Qu’elle daigne s’expliquer sur ces phénomènes étranges dont elle était l’auteure. Lassée de toutes ces questions, elle lui avoua à contre cœur sa véritable nature, sachant pertinemment qu’elle devrait le supprimer après. En aucun cas les humains ne devaient être au courant de l’existence de créatures telles que les anges. Elle hésita longtemps, son affection pour le jeune homme était sincère, mais à qui allait-elle confier la fille qu’elle avait mise au monde si elle le tuait ? Un soir alors que ses sombres pensées traversaient son esprit, un être profita de l’absence momentanée de son compagnon pour faire irruption dans sa demeure. Un être tel qu’elle aurait souhaité ne plus jamais en voir. Un démon. Sans attendre une seconde, elle tenta de le maitriser, mais après avoir perdu la totalité de ses pouvoirs, c’était chose impossible pour elle. Ce fut donc l’inverse qui se produisit. Cependant, au lieu de l’achever, le démon la maintint simplement contre un mur, se contentant de profiter de la situation pour le proposer un marché. C’était un être fourbe et avide de pouvoir qui avait repéré que l’enfant qu’avait engendré l’ange déchu était en réalité un être particulièrement puissant. Son aura était déjà visible, malgré son âge. Et il souhaitait plus que tout utilisé ce pouvoir pour parvenir à ses fins. Pour ce faire, il proposa à la jeune femme de mettre enfin à exécution la vengeance dont elle avait tant rêvé. Sans réfléchir, celle-ci sauta sur l’occasion. Néanmoins, elle ne pouvait pas laisser de témoins derrière elle, ni de son existence, ni de celle de sa fille. Mais attachée à son amant, elle ne put cependant se résoudre à mettre un terme à sa vie elle-même. Elle laissa au démon, Ekivok, le soin de s’occuper de ce travail, emportant sa fille à peine âgé de quelques mois dans ses bras en se fondant dans les ténèbres nocturnes. Ainsi commençait la rébellion des démons, avec la naissance d’une hybride, mi-ange, mi-humaine. Avec la naissance d’un pouvoir inconnu. L’enfant grandit, devenant une jeune femme à la beauté angélique, tenant ses cheveux d’un noir de jais, de son père et son regard de sa mère. Elevée sans réel amour, elle n’était pour les acolytes que le moyen de parvenir à leurs fins. Mais n’ayant jamais connu autre chose, la jeune fille était heureuse ainsi, sa naïveté infantile lui faisant croire la plupart des choses que lui racontait sa mère et Ekivok pour l’endormir. J’observais les étoiles à travers le velux positionné au-dessus de mon lit. Les yeux mi-clos, je songeais encore une fois à mon père. J’aurais tellement espérer le connaitre, mais mère m’avait dit maintes et maintes fois qu’il était mort avant ma naissance d’un accident. De quoi, je ne l’avais jamais vraiment su. Toujours est-il qu’il me manquait. Ekivok était gentil avec moi, mais rien dans sa manière de faire ne semblait vrai. La seule chose qui semblait l’intéresser vraiment, c’était ma mère. Je regardais avec attention les quelques étoiles filantes qui traversaient le ciel d’été, faisant un vœu pour chacune d’elle, toujours le même en espérant qu’il fonctionne. Je finis par me redresser après avoir entendu ma mère m’appeler pendant près de cinq minutes sans réponse et daignais enfin descendre de la mezzanine qui avait été aménagée comme ma chambre. Une fois en bas, je l’écoutais me sermonner longuement sur le fait que j’avais encore oublié de faire les tâches qui m’étaient dévolues dans la demeure. Je l’écoutais distraitement, reprenant avec des mimiques ridicules ses paroles jusqu’à ce que je n’entende plus rien, ce qui me fit tourner le regard vers elle. Je croisais alors son regard noir qui me fixait et baissais les yeux, l’air coupable. Je savais qu’il n’était pas bon de la chercher lorsqu’elle avait cet air-là. Elle reprit d’une voix claire et froide et je m’empressais de m’exécuter, ne souhaitant pas subir son courroux. Mais une fois mes tâches terminées, au lieu de me renvoyer dans ma chambre, elle m’invita à la rejoindre, elle et Ekivok, au salon. Surprise, je la suivis, les sourcils légèrement froncés. A ses paroles, je me rendis compte que mes vœux avaient peut-être portés leur fruit. J’avais appris quelques années auparavant qu’en plus de ma nature d’hybride, je possédais quelque chose comme un don. Je pouvais modeler le temps et la matière. Je ne l’avais fait qu’une seule fois, et cela avait été un désastre. Mais avec cette capacité, je pouvais également ouvrir les portes de l’Au-delà si je le souhaitais. Du moins, en théorie, je ne m’y étais jamais vraiment essayé, craignant trop la réaction de ma mère si celle-ci l’apprenait. Mais voici que maintenant, c’était elle qui me demandait de mettre ce don en œuvre. Et pour quoi ? Pour faire revenir mon père du royaume des ombres. Malgré ma peur de rater mon coup, je mis toute ma concentration à trouver le passage et à ouvrir cette porte pour retrouver cet être tant désiré. Mais à peine l’œuvre achevée que ma mère me fit sortir sans plus de cérémonies de la pièce. Frustrée, je collais mon oreille contre la porte de bois, entendant divers mouvements suivit d’un vacarme épouvantable dans le salon. Alors que j’allais reculer, la porte vola en éclat et je tombais en avant, me rattrapant des deux mains sur le sol. Lorsque je relevais la tête, je pus apercevoir quatre êtres hideux : des démons. Le plus grand d’entre eux semblait également être le plus puissant et écrasait de sa stature tous ceux qui l’entourait. Il ne laissa aucun temps de répit à ma mère et son compagnon qui furent fait prisonniers par ses acolytes. Je perdis soudain conscience après avoir senti une vive douleur sur la nuque. Lorsque j’émergeais à nouveau, j’étais allongé sur un lit à la couleur sanguine, un mal de tête épouvantable et l’impression vague d’avoir rêvée. Me redressant, j’observais les lieux avec circonspection, découvrant une pièce lugubre et sombre. Je finis par quitter le lit, m’avançant prudemment les pieds nus sur le parquet craquant, et allait ouvrir la seule porte de la pièce pour sortir. Je me trouvais ainsi dans un couloir, mais avant que je puisse esquisser le moindre geste, je sentis deux mains m’empoigner les bras et me forcer à avancer. Réprimant à grand peine une réaction de recul assez violente, je me laissais faire, jusqu’à parvenir ainsi à une immense salle, particulièrement sinistre au milieu de laquelle se trouvait ma mère et son compagnon, agenouillés tous deux devant l’un des démons visiblement sortis de la porte que j’avais ouverte. J’ignorais combien de temps avait passé depuis cet évènement, mais visiblement, bien des mots avait été échangé. Lorsque je pris place dans la pièce, celui qui semblait être le souverain des lieux leva sur moi un regard à faire frémir les morts et me scruta avec attention avant de reporter son regard sur ses deux captifs, reprenant le fil de la conversation. J’aurais préféré ne jamais me réveiller, ne jamais être venue ici plutôt que d’entendre de la bouche de ma mère les mots qui en sortirent. J’appris ainsi que son unique but était de se venger de ses pairs qui l’avait trahis, que ma vie n’avait était utilisé que pour satisfaire ses envies. Profondément blessée, je ne pus réprimer les larmes qui me brouiller les yeux, déversant ma colère et ma peine dans cette eau salée qui roulait sur mes joues. Je ne cherchais même pas à l’empêcher, me contentant de rester ainsi, tête baissée. Je n’avais jamais pu faire de vrai choix de ma vie, jamais réussis à prendre seule une décision, pourquoi aurais-je commencé maintenant ? Je fus sortie de la salle, me laissant portée par mes geôliers sans la moindre résistance. J’entendis toutefois en passant la porte les cris d’agonie de ce qui avait été ma famille durant mon enfance, et ne pus que me mordre profondément la lèvre pour réprimer ma peine grandissante. J’étais désormais captive de ce souverain démoniaque. Libre de mes mouvements au sein du château, mais condamnée à rester entre ses murs tant que mes capacités lui seraient utiles. Je ne cherchais même pas à fuir, trop tourmentée pour y trouver un intérêt pour l’instant. Mais plus les jours passaient, plus la solitude me pesait, et l’espoir de retrouver ma famille germait peu à peu dans ma tête. Dans une ultime idée saugrenue, je décidais de m’infiltrer dans la salle du trône en profitant de l’absence du souverain pour invoquer de nouveau la porte de l’Au-delà. Pourquoi cette pièce en particulier ? Parce que j’y avais senti un énorme pouvoir, quelque chose qui me faciliterait grandement les choses pour rappeler la porte en ce monde. Fermant les yeux, je me concentrais sur cette source. Lorsque celle-ci fut de nouveau en face de moi, je me mis à hésiter, au vu de ce que la précédente apparition de celle-ci avait déjà engendré. De peur de ce que je pouvais trouver de l’autre côté, je décidais tout d’abord d’y passer simplement le bras, agitant les doigts dans le vide en essayant d’attraper vainement quelque chose. Je constatais avec déception que cela ne servait à rien et j’allais retirer ma main lorsque je sentis quelque chose de froid se refermer violemment sur mon poignet. Prise de panique, je tirais le plus fort possible mon bras hors de la porte lumineuse avant de tomber à la renverse sous la force que j’avais déployé pour revenir entièrement ici. Seulement, je me rendis compte en relevant le regard que je n’avais pas ramené que mon bras. Devant moi se tenait un jeune homme plutôt grand, aux cheveux blancs neigeux et à l’air glacial. Il me jeta un regard distant que je lui rendis avant d’observer la pièce. Je compris lorsqu’il se dirigea vers un sabre entreposé au fond de la grande salle que c’était de là que provenait la mystérieuse source de pouvoir que j’avais ressentie. Alors que je m’apprêtais à le questionner, la garde fit irruption dans la salle, alertée par le boucan que nous y avions mis. Quelques secondes plus tard gisaient au sol deux corps sanglants, l’albinos à un mètre d’eux, ayant déjà rengainé sa lame. Quel monstre avais-je libéré, je n’en savais rien. Sans pouvoir réagir, celui-ci m’attrape le poignet et me souleva sans trop de peine avant de m’entrainer vers la sortie. Je jetais un coup d’œil derrière moi, le portail s’était déjà refermé. La piste vers la sortie fut sanglante, je me contentais de suivre l’homme au sabre sans vraiment de raisons, peut-être parce que c’était lui ma clef vers une liberté que je ne convoitais pourtant pas. Je ne me posais pas la question. Je suivais. Ce n’est qu’une fois suffisamment éloigné de l’endroit qu’il daigna me laisser libre de mes choix. C’est ainsi que je me retrouvais seule, perdue dans un monde que je ne connaissais pas à chercher un père que je ne pourrais probablement jamais voir. La seule chose que je voulais pour l’instant c’était rejoindre mon monde, rien de plus. ┼ Description psychologique ┼Semi-ange pas encore véritablement adulte, Gabrielle possède comme beaucoup d’adolescentes une certaine vitalité malheureusement longtemps contenue à cause de son mode de vie atypique. En effet, la jeune fille a grandie plus ou moins cloitrée dans sa maison en compagnie de sa mère et de son compagnon. Les seuls moments que la jeune femme avait passés à l’extérieur de la demeure familiale, c’était pour aller à l’école. De ce fait, elle n’avait jamais trop goûté à la compagnie de gens de son âge. Qui plus est, elle avait pris connaissance de sa nature véritable relativement tôt, ayant surprit une discussion discrète entre sa mère et Ekivok. D’une curiosité sans pareille, Gabrielle n’avait jamais su accepter les limites qu’on lui imposait. Têtue comme une mule, il n’était pas rare de l’avoir vu se disputer avec Farone à bien des sujets différents, allant de sa nature d’hybride à ses devoirs scolaires. Peu habituée à la compagnie d’autres personnes que sa famille, elle restait souvent à l’écart lorsqu’il lui arrivait pour quelques raisons de se joindre à un groupe de personne. Néanmoins, si l’on venait lui adresser la parole, elle accordait facilement son attention aux personnes en face si elle estimait qu’elles en valaient la peine. Partisane du fait de ne pas se compliquer la vie, la sienne l’était déjà suffisamment, elle agissait souvent de manière qui pouvait sembler impulsive mais qui la plupart du temps était relativement réfléchie. D’une franchise remarquable, si quelque chose la dérange, la personne concernée sera bien vite au courant. N’hésitant pas parfois à être légèrement acide dans ses propos, elle n’est toutefois pas adepte de la violence. Elle parle très facilement aux gens qu’elle ne connait pas, n’ayant aucune gêne à ce sujet, mais n’accordera sa confiance qu’à un nombre de personne extrêmement réduit, encore faut-il que celles-ci l’ait méritée. Ce trait a eu tendance à s’accentuer grandement lorsqu’elle réalisa la trahison de sa propre mère à son égard. Blessée dans son égo d’enfant, elle referma un peu plus son cœur à toute personne extérieure, affichant une attitude délibérément ouverte et enjouée pour cacher la peine et la rancœur qui l’habitaient toujours. Elle possède toutefois une certaine timidité par moment, et rougit relativement vite si l’on s’approche trop près d’elle ou qu’on la touche pour une raison ou une autre. Sa nature angélique influe quelque peu sur son caractère. En effet, elle supporte mal de voir des gens souffrir autour d’elle, que ceux-ci soit amis ou ennemis. N’ayant pas eu à connaitre véritablement les affres du combat, elle ne sait que très peu se défendre, sachant juste donner des coups désordonnées lorsque cela est nécessaire même si pour le moment elle n’eut à le faire que deux fois au cours de sa vie. Le combat, les armes, le sang, tout cela, elle le détestait au plus haut point. Gaby partait du principe qu’il y avait du bon en chaque être, quoi qu’il arrive. Sa mère et Ekivok en étant l’exemple selon elle. Même s’ils l’avaient tous deux trompés durant des années, ils l’avaient tout de même élevés de manière convenable, prenant soin d’elle, même si son bien-être n’était pas leur objectif. Rien ne les y avait obligés selon la jeune femme, ils l’avaient fait de leur plein grès. Quoi qu’il arrive, elle essaierait toujours de trouver la petite lueur au sein de la personne en face d’elle, même si celui-ci semblait indéniablement maléfique. Portée par l’espoir de revoir un jour son père disparu, la jeune femme ne regarde que très peu en arrière, préférant avancer pendant qu’elle le pouvait encore.
┼ Description physique ┼
Que dire sur l’aspect physique de la jeune femme ? Descendante d’un ange, elle en a héritée la beauté fragile. Plutôt fine et svelte, la jeune femme possède une certaine grâce dans ses gestes et ce malgré son aspect frêle. Dotée de longs cheveux d’un noir de jais qui lui retombent le plus souvent dans le dos, elle ne les attache que rarement, préférant les laisser flotter librement autour d’elle. Une frange cache une partie de son front et provoque un contraste saisissant mais loin d’être désagréable avec sa peau pâle. Son visage est rehaussé par deux grands yeux bleus lumineux, exactement les même que ceux de sa mère, qui recèle malgré le sourire qu’elle arbore régulièrement, un certain mal-être, lié notamment à la trahison de sa mère. Il n’est pas bien dur d’apercevoir ce détail avec un peu d’attention, malgré le fait qu’elle cherche souvent à la cacher. Ce sourire d’ailleurs, qu’elle colle à son visage dès qu’elle le peut, n’a rien à voir avec un quelconque sentiment de bonheur ou de joie. Simplement une habitude prise lors de son enfance après que sa mère lui répète sans cesse que c’était la meilleure chose qu’elle pouvait faire. C’est pourquoi souvent ce sourire à quelque chose de triste, de mélancolique, mais c’est devenu un tel réflexe, qu’elle n’y pense même plus. Plutôt petite, la jeune femme n’attache pas grande importance à sa tenue vestimentaire. Une robe, un débardeur et un jean, une tunique, peu lui importe du moment qu’elle peut se vêtir. Le plus souvent, elle s’habille d’une chemise aux couleurs claires et d’un pantalon en jean ou en toile, suivant ce qu’elle trouve. Gabrielle ne fait pas plus attention que ça à son apparence en réalité. Il n’est pas rare de voir sa chevelure légèrement emmêlés tellement elle rechigne à les nouer pour éviter ça. Quelques cicatrices peu visibles sur ses mains ou ses genoux témoignent de son imprudence lorsqu’elle était enfant. Gaby’ est une personne plutôt vive, incapable de rester statique pendant un long moment, il faut qu’elle bouge ou du moins qu’elle s’occupe, sous peine de s’ennuyer rapidement. Même assise, elle ne pourras s’empêcher de bouger une jambe, ou les deux, ce qui a tendance à énerver les personnes alentours la plupart du temps. Si on l’oblige pour une raison ou une autre à rester discrète, elle aura tendance à pianoter sur le moindre support qu’elle va trouver, ayant un goût prononcer pour la musique depuis son enfance, passion qu’elle n’aura pas pu développer faute de temps et de moyens. Mais cela ne l’empêche pas dès qu’elle entends une mélodie qui lui plait de la graver dans un coin de son esprit pour pouvoir plus tard peut-être la reproduire. L’instrument qu’elle préfère est la harpe, même si elle n’a eu la chance d’en manipuler une que deux ou trois fois. Cependant, la jeune femme ignore une chose à son sujet. En effet, descendante directe d'un ange, elle en possède certaines caractéristiques, parmi lesquelles le fait qu'elle soit dôté d'un paire d'ailes blanches immaculés, d'une envergure d'un mètre chacune environ. Cependant, son pouvoir et son aura angélique ne s'étend éveillé que très tard, ces preuves de sa nature véritable n'ont pas encore fait surface dans l'existence de la jeune fille.
┼ Autres renseignements ┼
† Capacités particulières et/ou méthodes de combat : Gaby' est dotée d'un pouvoir un peu particulier et probablement trop puissant pour une telle personne. En effet, elle est capable d'effacer ou de rétablir n’importe quel évènement, recréant la matière inexistante ou détériorée grâce à un psychisme puissant. Celui-ci rejette et dénie toute matière existante, dans le but d’en reconstituer les bases manquantes. Ainsi elle peut matérialiser quelque chose sous une autre forme, en le vieillissant ou le rajeunissant.[Description faite par Vergil.]Pour ce qui est des méthodes de combat, le moins que l'on puisse dire c'est que la jeune femme n'est pas particulièrement une adepte des armes ou de la violence. Autrement dit, elle ne sait pas se battre, ayant passée son enfance à suivre sa mère et à fuir.
† Objectif : Apprendre à contrôler ses capacités et essayer de les cacher afin que celles-ci ne soient pas utilisées à mauvais escient. |
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